Bat Bravo Pou La Jenès : James Guilloux revient sur la naissance de BBJ International, un projet médiatique lancé à Montréal en 2020

Une initiative née d’une ambition commune à Montréal
L’histoire de Bat Bravo Pou La Jenès ne commence pas uniquement le jour de son inauguration. Elle remonte, selon James Guilloux, à février 2020, lorsque les premières démarches ont été entreprises pour donner naissance à un nouveau projet médiatique à Montréal.
À cette époque, Guilloux explique avoir quitté Radio Écoute FM et souhaité développer une plateforme indépendante avec John Colem Morvan.
Leur ambition était de créer un espace de communication capable de donner une place importante à l’actualité haïtienne, aux débats publics et aux préoccupations de la diaspora.
Le projet devait permettre de maintenir un lien entre les Haïtiens vivant au Canada, ceux établis ailleurs dans le monde et la population résidant en Haïti.
Mais avant de pouvoir diffuser des émissions et accueillir des intervenants, les deux initiateurs devaient relever plusieurs défis.
Il leur fallait notamment trouver un local, réunir les équipements nécessaires et mettre en place une organisation permettant à la plateforme de fonctionner.
Pour James Guilloux, cette période de préparation représente une étape essentielle dans l’histoire de BBJ.
Si le 13 juin 2020 constitue la date officielle de son lancement, février 2020 marque, selon son témoignage, le début du travail ayant rendu cette inauguration possible.
Une campagne de financement pour transformer le projet en réalité
L'un des premiers obstacles rencontrés concernait les ressources financières.
Comme de nombreuses initiatives communautaires à leurs débuts, Bat Bravo Pou La Jenès ne disposait pas encore de tous les moyens nécessaires à son fonctionnement.
James Guilloux rapporte qu’une campagne de financement participatif a été lancée sur GoFundMe afin de solliciter le soutien de personnes intéressées par le projet.
Les contributions devaient notamment servir à financer la location d’un espace de travail et l’acquisition d’équipements techniques.
Selon lui, plusieurs membres de la communauté ont répondu à cet appel.
Cette mobilisation aurait joué un rôle déterminant dans la concrétisation de l’initiative.
Au-delà de l’aspect financier, elle témoignait de l’intérêt de certains sympathisants pour la création d’un nouveau média consacré aux réalités haïtiennes.
Aucun bilan chiffré de cette première collecte n’est présenté dans le témoignage. Il serait donc prématuré d’avancer un montant total ou un nombre précis de contributeurs.
James Guilloux insiste néanmoins sur l’importance de reconnaître les personnes qui ont soutenu le projet dès ses premières étapes.
Car, selon son récit, BBJ n’est pas uniquement le résultat de l’engagement de ses initiateurs : sa création repose également sur la confiance et la participation de membres de la communauté.
James Guilloux et John Colem Morvan : une collaboration à l’origine du projet
Dans son témoignage, James Guilloux décrit la création de BBJ comme le résultat d’une collaboration avec John Colem Morvan.
Les deux hommes auraient travaillé à la mise en place de la plateforme pendant les mois précédant son lancement officiel.
Cette période comprenait les démarches liées au financement, au local, aux équipements et aux préparatifs de l’inauguration.
Guilloux souhaite aujourd’hui rappeler cette contribution à l’histoire du média.
Il souligne que la création d’une structure médiatique ne se résume pas à son animation publique.
Avant qu’une radio ou une plateforme numérique puisse rejoindre son audience, un travail important doit être réalisé en matière de préparation, d’organisation et de mobilisation des ressources.
Cette dimension demeure souvent moins visible que les émissions elles-mêmes.
John Colem Morvan, pour sa part, a occupé une place importante dans la présence publique et le développement éditorial de BBJ.
Les premières publications de presse consacrées à la plateforme l’associent directement à sa direction et à ses activités médiatiques.
Le témoignage de James Guilloux vient ainsi compléter cette histoire publique en revenant sur les étapes de préparation auxquelles il affirme avoir participé.
Le 13 juin 2020 : une date historique pour BBJ International
Après plusieurs mois de travail, Bat Bravo Pou La Jenès a été officiellement inaugurée le 13 juin 2020.
Cette date représente un moment fondateur pour la plateforme, également connue sous le nom de BBJ International.
L'initiative préparée à Montréal devenait alors un média accessible à son public.
Son lancement s’inscrivait dans un contexte particulier.
En 2020, la pandémie de COVID-19 bouleversait les habitudes de communication et renforçait l’importance des outils numériques pour maintenir les liens entre les communautés.
Pour les Haïtiens vivant à l’étranger, les médias en ligne constituaient déjà un moyen important de suivre les événements du pays et de participer aux débats concernant son avenir.
BBJ s’est développée dans cet environnement, en proposant une plateforme de diffusion et de discussion tournée vers les questions haïtiennes.
La date du 13 juin est également mentionnée dans des publications de presse consacrées au premier anniversaire du média.
En juin 2021, Gazette Haïti et TripFoumi Enfo ont publié des articles revenant sur le parcours de BBJ International.
Ces publications constituent des repères documentaires concernant son existence publique et sa date anniversaire.
Un média tourné vers Haïti et sa diaspora
Dès ses débuts, Bat Bravo Pou La Jenès s’est inscrite dans un environnement médiatique où les plateformes numériques occupaient une place croissante.
Pour la diaspora haïtienne, les émissions diffusées depuis l’étranger permettent de conserver un contact régulier avec les réalités politiques, sociales et culturelles du pays d’origine.
Elles offrent également des espaces d’expression à des personnes vivant dans différents pays.
Dans ce contexte, Montréal constitue un point de départ significatif.
La métropole québécoise accueille une importante communauté d’origine haïtienne, dont les activités culturelles, associatives et médiatiques contribuent depuis plusieurs décennies à la vie locale.
La création de BBJ s’inscrit dans cette tradition de participation communautaire.
Au fil du temps, la plateforme a développé sa présence sur les réseaux sociaux et sur Internet, élargissant les possibilités de diffusion de ses contenus.
Selon James Guilloux, BBJ est progressivement devenue une initiative reconnue par une partie de la communauté haïtienne et de sa diaspora.
Les articles de presse publiés à son sujet témoignent d’une visibilité extérieure à ses propres canaux de communication, sans permettre pour autant d’établir un classement précis de son audience.
Une dimension communautaire au-delà des émissions
L’histoire de BBJ ne se limite pas à la production de contenus médiatiques.
En septembre 2022, le média Juno7 a rapporté une initiative de soutien à l’hôpital CARAMED, situé aux Cayes, dans le département du Sud d’Haïti.
Selon cette publication, BBJ International, à l’initiative de John Colem Morvan, avait effectué un don de 20 000 dollars américains à l’établissement.
L’article soulignait le rôle du soutien communautaire dans la réalisation de cette contribution.
Cette opération était distincte de la campagne GoFundMe évoquée par James Guilloux pour la création de la plateforme en 2020.
Elle illustre néanmoins une dimension importante de certaines activités de BBJ : la capacité à mobiliser des sympathisants autour d’initiatives dépassant le cadre strictement médiatique.
L’engagement communautaire apparaît ainsi comme un fil conducteur dans plusieurs étapes de son histoire.
Pourquoi James Guilloux souhaite aujourd’hui revenir sur les débuts de BBJ
Plus de six ans après l’inauguration, James Guilloux estime important de rappeler les circonstances dans lesquelles le projet a été conçu.
Son témoignage vise notamment à préserver la mémoire des préparatifs et à souligner le rôle des personnes ayant participé à cette première phase.
Il distingue trois moments essentiels : le début du travail en février 2020, la mobilisation financière et matérielle, puis le lancement officiel du 13 juin.
Cette chronologie permet de comprendre que la naissance publique d’un média représente souvent l’aboutissement de plusieurs mois d’efforts.
Elle met également en lumière une réalité commune à de nombreux projets communautaires : les contributions ne sont pas toujours visibles de la même manière.
Certaines personnes interviennent dans la conception, d’autres dans le financement, la préparation technique, la direction ou l’animation des programmes.
Reconnaître ces différentes étapes permet de présenter une histoire plus complète de l’initiative.
Dans le cas de BBJ, les publications de presse documentent principalement la présence publique du média et le rôle de John Colem Morvan.
Le récit de James Guilloux apporte, de son côté, son témoignage sur les travaux préparatoires et sur la collaboration qu’il affirme avoir menée dès février 2020.
Une histoire de collaboration, de persévérance et de mobilisation
L’expérience de Bat Bravo Pou La Jenès rappelle que la création d’un média indépendant exige davantage qu’une idée ou une volonté de communiquer.
Il faut construire un projet, réunir des moyens, convaincre des personnes de le soutenir et surmonter les difficultés liées à son lancement.
Selon James Guilloux, cette démarche a commencé par une ambition partagée avec John Colem Morvan : créer leur propre plateforme médiatique à Montréal.
La campagne de financement participatif, les préparatifs matériels et la mobilisation communautaire ont ensuite accompagné la concrétisation de cette ambition.
Le 13 juin 2020, BBJ International franchissait une étape décisive avec son inauguration officielle.
Depuis, la plateforme a poursuivi son développement dans l’univers des médias numériques haïtiens.
Aujourd’hui, le retour sur ses origines permet de mettre en perspective le travail accompli avant sa première diffusion et de rappeler les contributions qui ont rendu le projet possible.
L’histoire de Bat Bravo Pou La Jenès est ainsi celle d’une initiative née à Montréal, portée par une ambition médiatique et soutenue, selon le témoignage de l’un de ses initiateurs, par une mobilisation communautaire.
Pour James Guilloux, préserver cette mémoire revient à reconnaître le travail réalisé avec John Colem Morvan, mais aussi à rendre hommage à toutes les personnes qui ont cru au projet et l’ont soutenu dès ses premiers jours.
Six ans après son lancement, le 13 juin 2020 demeure une date de référence dans l’histoire de BBJ International : celle où plusieurs mois de préparation se sont concrétisés par la naissance publique d’une plateforme destinée à rapprocher Haïti de sa diaspora.
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