Canada–États-Unis : Donald Trump évoque un accord commercial imminent après un échange avec Mark Carney

OTTAWA / WASHINGTON, 2 novembre 2026 — Après plusieurs mois de tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis, un rapprochement semble se dessiner entre Ottawa et Washington. Le président américain Donald Trump affirme que les deux pays disposent désormais des grandes lignes d’un nouvel accord commercial et qu’une entente pourrait être conclue prochainement. De son côté, le premier ministre canadien Mark Carney confirme une discussion constructive et annonce la poursuite des négociations. Malgré ce changement de ton, les droits de douane demeurent un enjeu majeur et aucun accord définitif n’a encore été annoncé.
Illustration générée par intelligence artificielle pour Gux TV.
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Donald Trump affirme que les négociations progressent

Les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis pourraient entrer dans une nouvelle phase.

Dimanche 1er novembre, lors d’un échange avec les journalistes à Dubuque, dans l’État américain de l’Iowa, Donald Trump a affirmé que son administration et le gouvernement canadien avaient progressé vers une éventuelle entente.

Le président américain a indiqué avoir discuté la veille, samedi 31 octobre, avec Mark Carney de l’avenir des relations économiques entre les deux pays.

Selon Donald Trump, les discussions ont permis de dégager les principes généraux d’un accord susceptible de répondre aux intérêts américains et canadiens.

Il a particulièrement insisté sur les avantages qu’une telle entente pourrait représenter pour les agriculteurs américains.

Le président a également déclaré que les deux pays étaient très proches d’un compromis.

Ces propos témoignent d’une évolution du discours de Washington après plusieurs mois de désaccords sur les tarifs douaniers, l’accès aux marchés et les politiques industrielles.

Toutefois, Donald Trump n’a pas présenté de texte officiel ni précisé les dispositions exactes de l’accord envisagé.

Aucune date de signature n’a été annoncée.

Mark Carney confirme une conversation constructive

Du côté canadien, Mark Carney a également fait état de progrès dans les échanges avec le président américain.

Dans une publication diffusée dimanche sur le réseau social X, le premier ministre a qualifié leur conversation de positive.

Il a indiqué que cet échange s’inscrivait dans la continuité de discussions constructives portant sur les grandes orientations d’un accord commercial mutuellement avantageux.

Pour le gouvernement canadien, une éventuelle entente doit répondre à plusieurs objectifs essentiels.

Elle doit contribuer à protéger et à créer des emplois, améliorer l’abordabilité pour les familles et respecter pleinement les langues officielles, la culture ainsi que la souveraineté du Canada.

Ces conditions occupent une place importante dans la position défendue par Ottawa depuis le début des tensions commerciales.

Mark Carney a également confirmé que les équipes de négociation canadiennes et américaines poursuivraient leurs travaux au cours des prochaines semaines.

L’objectif consiste désormais à transformer les orientations discutées entre les deux dirigeants en engagements commerciaux précis.

Les droits de douane restent au centre du différend

Malgré les déclarations encourageantes des deux dirigeants, plusieurs obstacles demeurent.

Depuis plusieurs mois, le Canada et les États-Unis sont engagés dans un conflit commercial marqué par l’imposition de droits de douane et de mesures de représailles.

Ces décisions ont affecté les relations économiques entre deux pays dont les chaînes de production et les marchés sont profondément intégrés.

Les secteurs de l’automobile et de l’acier figurent parmi les principaux dossiers de négociation.

Pour les entreprises canadiennes, les tarifs américains représentent un coût supplémentaire et une source d’incertitude dans la planification des investissements.

Les fabricants qui dépendent des échanges transfrontaliers sont particulièrement exposés aux changements de politique commerciale.

Les droits de douane peuvent également influencer les coûts de production, les prix de certains produits et les décisions d’embauche.

Une réduction des barrières commerciales pourrait donc contribuer à améliorer les conditions économiques de plusieurs industries.

Cependant, aucune suppression générale des tarifs américains sur les produits canadiens n’a été confirmée dans les déclarations du 1er novembre.

Les mesures douanières actuellement applicables restent en vigueur tant qu’elles ne sont pas officiellement modifiées.

Agriculture : un secteur prioritaire pour Donald Trump

Dans ses déclarations, Donald Trump a accordé une attention particulière au secteur agricole américain.

Le président a présenté le futur accord comme une entente qui devrait profiter aux agriculteurs des États-Unis.

L’agriculture constitue depuis longtemps un dossier sensible dans les négociations commerciales entre Washington et Ottawa.

Les deux pays entretiennent d’importants échanges de produits alimentaires et agricoles, mais certaines politiques nationales de soutien à la production et d’accès aux marchés suscitent régulièrement des divergences.

Les négociations devront déterminer si des changements sont envisagés dans ce secteur et quelles garanties chaque gouvernement souhaite obtenir.

À ce stade, aucune disposition détaillée concernant les produits agricoles n’a été rendue publique.

Il serait donc prématuré de conclure que de nouvelles concessions ont déjà été acceptées par le Canada.

Keystone XL : le dossier énergétique refait surface

Les discussions commerciales s’accompagnent également d’un regain d’attention autour des infrastructures énergétiques.

Donald Trump a évoqué la possibilité d’inclure un projet d’oléoduc dans les discussions entourant une nouvelle entente avec le Canada.

Le dossier de Keystone XL, projet controversé destiné à transporter du pétrole canadien vers les États-Unis, revient ainsi dans le débat économique bilatéral.

La question énergétique demeure importante pour les deux pays, compte tenu du volume des échanges de pétrole, de gaz et d’électricité entre leurs marchés.

Cependant, l’évocation d’un oléoduc ne signifie pas qu’une décision de relancer Keystone XL a été prise.

Aucun nouveau calendrier de construction, financement définitif ou accord réglementaire n’a été annoncé dans le cadre des déclarations du 1er novembre.

Une éventuelle relance nécessiterait des décisions supplémentaires de la part des autorités et des entreprises concernées.

Un changement de ton après les tensions du mois d’août

Les nouvelles déclarations de Donald Trump et de Mark Carney interviennent après une période particulièrement difficile dans les relations commerciales canado-américaines.

Au mois d’août 2026, les discussions avaient connu une importante rupture en raison de divergences sur les conditions d’un accord.

Le gouvernement canadien avait notamment contesté certaines demandes américaines touchant les politiques économiques, l’industrie automobile et la protection de ses intérêts culturels et linguistiques.

La situation avait ensuite été aggravée par de nouvelles mesures tarifaires et des représailles commerciales.

Ces désaccords avaient renforcé les inquiétudes des entreprises et des travailleurs des deux côtés de la frontière.

Le ton adopté le 1er novembre marque donc une ouverture diplomatique.

Toutefois, cette évolution ne garantit pas que les différends ont été résolus.

Les prochaines négociations permettront de déterminer si les deux gouvernements sont réellement parvenus à réduire leurs désaccords sur les questions les plus sensibles.

Quelles conséquences pour le Canada et le Québec ?

Pour le Canada, la conclusion d’un accord commercial avec les États-Unis pourrait contribuer à rétablir une plus grande stabilité économique.

Les États-Unis demeurent un partenaire commercial essentiel pour les entreprises canadiennes.

Les secteurs manufacturiers, énergétiques, agricoles et industriels dépendent fortement de la circulation des marchandises entre les deux pays.

Au Québec, les entreprises spécialisées dans l’aluminium, la fabrication industrielle, l’aérospatiale et plusieurs autres activités exportatrices suivent particulièrement l’évolution des relations commerciales avec Washington.

Une diminution de certains droits de douane pourrait améliorer les conditions d’accès au marché américain et réduire les coûts associés aux échanges.

Elle pourrait également favoriser la planification de nouveaux investissements.

Cependant, les retombées dépendront des secteurs couverts par l’éventuel accord et des dispositions effectivement négociées.

Pour les consommateurs, une réduction des obstacles commerciaux pourrait contribuer à limiter certaines pressions sur les prix.

Il n’existe toutefois aucune garantie qu’une entente entraînerait immédiatement une baisse généralisée du coût de la vie.

Les effets sur les prix dépendraient notamment des décisions des entreprises, des coûts de transport, des chaînes d’approvisionnement et de la concurrence.

Mark Carney poursuit parallèlement le rapprochement avec l’Europe

Cette évolution des discussions avec Washington intervient quelques jours après le sommet Canada–Union européenne organisé à Montréal les 29 et 30 octobre.

À cette occasion, Mark Carney, Ursula von der Leyen et António Costa ont annoncé une nouvelle Alliance pour l’avenir destinée à renforcer les relations économiques, technologiques et stratégiques entre le Canada et l’Europe.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté d’Ottawa de diversifier ses partenariats internationaux.

Le Canada cherche notamment à développer de nouvelles possibilités commerciales et industrielles afin de réduire les risques associés à une dépendance excessive envers un seul marché.

Cette stratégie n’exclut toutefois pas la recherche d’une entente avec les États-Unis.

Au contraire, Ottawa poursuit simultanément deux objectifs : préserver ses relations économiques avec son principal partenaire commercial et élargir ses débouchés à l’international.

Les élections américaines du 3 novembre ajoutent un contexte politique

Les déclarations du 1er novembre interviennent également à quelques jours des élections américaines de mi-mandat, prévues le mardi 3 novembre 2026.

Ces élections doivent notamment déterminer la composition du Congrès américain pour la seconde moitié du mandat présidentiel de Donald Trump.

Les enjeux commerciaux occupent une place importante dans plusieurs régions américaines où l’économie dépend des échanges avec le Canada.

Dans certains États frontaliers, notamment le Michigan et le Maine, les tarifs douaniers et leurs conséquences économiques font partie des préoccupations soulevées dans le débat public.

Le calendrier électoral donne ainsi une dimension politique supplémentaire aux déclarations des deux dirigeants.

Il ne permet toutefois pas, à lui seul, de déterminer si un accord sera conclu ni à quel moment.

Les prochaines semaines seront décisives

Les négociateurs canadiens et américains doivent maintenant poursuivre leurs discussions pour préciser le contenu d’une éventuelle entente.

Plusieurs questions demeurent ouvertes.

Quels droits de douane pourraient être réduits ou supprimés ? Quelles garanties seront accordées aux industries canadiennes ? Quelles conditions Washington pourrait-il exiger en matière agricole ou énergétique ? Et quel calendrier serait retenu pour l’application des nouvelles dispositions ?

Les réponses à ces questions détermineront la portée réelle d’un futur accord.

Pour Ottawa, l’enjeu consiste à obtenir des conditions commerciales plus prévisibles tout en protégeant les intérêts économiques et la souveraineté du Canada.

Pour Washington, les négociations doivent notamment répondre aux priorités commerciales et agricoles mises de l’avant par l’administration Trump.

Les déclarations positives des deux dirigeants constituent une étape diplomatique, mais elles ne remplacent pas un accord écrit, approuvé et applicable.

Une ouverture importante, mais aucun accord définitif pour le moment

Après plusieurs mois de tensions, Donald Trump et Mark Carney affichent désormais leur volonté de progresser vers une nouvelle entente commerciale.

Le président américain affirme que les grandes lignes d’un accord existent déjà et que les discussions sont très avancées.

Le premier ministre canadien confirme, pour sa part, que les négociations se poursuivront au cours des prochaines semaines, avec pour objectif de protéger les emplois, l’abordabilité et les intérêts fondamentaux du Canada.

Mais à la date du 2 novembre 2026, aucun nouvel accord commercial définitif entre Ottawa et Washington n’a été officiellement signé ou rendu public.

Les entreprises canadiennes, les travailleurs et les consommateurs devront donc attendre des annonces plus précises avant de pouvoir mesurer les conséquences économiques de ce rapprochement.

La prochaine étape sera déterminante : transformer les intentions politiques exprimées par Donald Trump et Mark Carney en un accord concret, capable de réduire les tensions commerciales entre les deux voisins nord-américains.

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