QUÉBEC 2026 : Christine Fréchette évoque un rapprochement politique entre le PQ et le PCQ

Politique — Élections Québec 2026 MONTRÉAL, 20 septembre 2026 — La cheffe de la Coalition avenir Québec et première ministre sortante, Christine Fréchette, affirme constater des similitudes grandissantes entre certaines propositions du Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon et celles du Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime. À deux semaines du scrutin, elle utilise le terme « alliance » pour décrire ce qu’elle considère comme un rapprochement politique entre les deux formations. Aucune entente électorale officielle n’a toutefois été annoncée entre le PQ et le PCQ.

Illustration générée par intelligence artificielle pour Gux TV.

Fréchette cherche à rapprocher politiquement ses deux adversaires

À l’occasion d’un point de presse tenu dimanche, Christine Fréchette a voulu mettre en évidence plusieurs positions qu’elle juge comparables chez le Parti québécois et le Parti conservateur du Québec.

Selon la cheffe caquiste, certaines orientations récemment défendues par Paul St-Pierre Plamondon témoigneraient d’un déplacement vers des positions plus conservatrices.

« On sent un rapprochement », a-t-elle notamment déclaré en parlant des deux formations.

Le terme « alliance » employé par Christine Fréchette doit cependant être compris dans le contexte de la campagne électorale. Il s’agit de son appréciation politique des positions défendues par ses adversaires et non de l’annonce d’une entente formelle entre le PQ et le PCQ.

Les politiques familiales parmi les points de comparaison

La natalité constitue l’un des dossiers sur lesquels Christine Fréchette établit un parallèle entre les deux partis.

Le Parti québécois a proposé une aide financière annuelle de 350 dollars à compter du troisième enfant pour certaines familles nombreuses.

Le Parti conservateur du Québec défend pour sa part une approche différente : une allocation de 100 dollars par semaine et par enfant destinée aux parents qui choisiraient de garder leur enfant à la maison plutôt que de recourir à un service de garde.

Les deux formations accordent donc une place à la politique familiale dans leur campagne, mais les mesures proposées diffèrent dans leur fonctionnement et leur portée.

La taille de l’État devient un autre terrain d’affrontement

Christine Fréchette a également attaqué le PQ et le PCQ sur leurs orientations concernant les dépenses publiques et la taille de l’appareil gouvernemental.

Pour illustrer sa critique, la cheffe caquiste a utilisé une formule imagée, affirmant que l’un souhaitait employer la « tronçonneuse » et l’autre la « hache ».

Cette comparaison appartient au discours politique de la CAQ pendant la campagne. Elle ne constitue pas, à elle seule, une description complète des engagements budgétaires des deux formations.

Le projet de TGV alimente également les comparaisons

Le projet de train à grande vitesse Alto entre Québec et Toronto fait partie des autres dossiers sur lesquels les positions du PQ et du PCQ ont été rapprochées par leurs adversaires.

Les prises de position de Paul St-Pierre Plamondon et d’Éric Duhaime sur le projet ont notamment alimenté les commentaires de leurs concurrents politiques.

Cela ne signifie toutefois pas que les deux formations défendent des programmes identiques. Le Parti québécois et le Parti conservateur du Québec demeurent deux partis distincts, avec leurs propres candidats, orientations et plateformes électorales.

Aucune alliance électorale officielle

Malgré l’utilisation du mot « alliance » par Christine Fréchette, aucune coalition électorale officielle entre le PQ et le PCQ n’a été annoncée.

La déclaration de la cheffe de la CAQ vise plutôt à mettre en lumière ce qu’elle considère comme une convergence sur certains enjeux.

Cette nuance demeure importante dans une campagne où les différents partis cherchent autant à présenter leurs propres propositions qu’à définir les orientations de leurs adversaires.

La campagne entre dans une phase déterminante

La sortie de Christine Fréchette survient au 25e jour de la campagne électorale, alors que le Québec se rapproche du scrutin prévu le 5 octobre 2026.

Un autre moment important de la campagne aura lieu le mercredi 23 septembre à 20 h, lorsque les cinq principaux chefs doivent participer à « Québec 2026 : Le débat », présenté par Radio-Canada et animé par Patrice Roy.

Christine Fréchette, Paul St-Pierre Plamondon, Éric Duhaime, Ruba Ghazal et Charles Milliard doivent y confronter leurs propositions à moins de deux semaines du vote.

Les finances publiques, les services gouvernementaux, l’économie et les différentes visions de l’avenir du Québec devraient continuer d’occuper une place importante dans cette dernière portion de la campagne.

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Crédit : Radio-Canada