ONU : l’Ouganda et le Rwanda prennent la parole à New York, l’Afrique réclame une place plus forte dans l’ordre mondial

International — Nations Unies | Afrique | Ouganda | Rwanda NEW YORK, 23 septembre 2026 — Les délégations africaines poursuivent leur intense séquence diplomatique à New York dans le cadre de la 81e Assemblée générale des Nations Unies. L’Ouganda et le Rwanda figurent parmi les pays représentés au plus haut niveau cette semaine, alors que plusieurs gouvernements africains réclament une réforme du système financier international, davantage de moyens pour financer leur développement et une représentation accrue du continent dans les institutions mondiales.

Illustration générée par intelligence artificielle pour Gux TV.
Illustration générée par intelligence artificielle pour Gux TV.

Jessica Alupo représente l’Ouganda à New York

La vice-présidente Jessica Alupo dirige la délégation ougandaise à la 81e Assemblée générale et représente le président Yoweri Museveni.

Sa présence à New York intervient alors que Kampala cherche notamment à faire entendre sa position sur le financement du développement et la place de l’Afrique dans les grandes institutions internationales.

Dans une intervention organisée en marge de l’Assemblée générale et consacrée à la mise en œuvre du Pacte pour l’avenir en Afrique, Alupo a appelé à des réformes du système financier international.

Kampala réclame davantage de poids pour l’Afrique

La vice-présidente ougandaise a notamment défendu une plus grande marge de manœuvre budgétaire pour les pays en développement afin qu’ils puissent financer leurs priorités économiques et sociales.

Elle a également appelé à une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies afin d’accroître la représentation africaine dans les processus internationaux de décision.

Ces déclarations ont été formulées lors d’un événement de haut niveau organisé en marge de l’Assemblée générale. Elles doivent donc être distinguées de toute déclaration nationale prononcée séparément à la tribune de l’ONU.

Le Rwanda également au cœur de la séquence diplomatique

Le Rwanda est lui aussi représenté à New York dans le cadre des travaux de la 81e Assemblée générale.

Le premier ministre Justin Nsengiyumva représente le président Paul Kagame durant cette séquence internationale.

Les rencontres de la délégation rwandaise interviennent dans un contexte régional particulièrement sensible, marqué notamment par les efforts diplomatiques concernant la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.

L’est de la RDC reste un dossier diplomatique majeur

La situation dans l’est de la République démocratique du Congo demeure l’un des principaux dossiers de sécurité concernant la région des Grands Lacs.

Les relations entre Kigali et Kinshasa restent au centre d’importantes initiatives diplomatiques internationales.

Les accusations et interprétations concernant les responsabilités des différents acteurs dans le conflit demeurent contestées. Les discussions internationales cherchent notamment à faire progresser les processus de paix et à réduire les tensions régionales.

La prise de parole de la RDC à l’Assemblée générale est donc particulièrement suivie dans ce contexte.

L’Afrique réclame une réforme de l’ordre international

Au-delà des crises sécuritaires, plusieurs délégations africaines utilisent la semaine de haut niveau des Nations Unies pour remettre au premier plan les questions de financement, de dette, de développement et de représentation internationale.

Ces préoccupations rejoignent directement les débats organisés mercredi à l’ONU pour marquer le 40e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement, adoptée par l’Assemblée générale en 1986.

Le président de la 81e Assemblée générale, Khalilur Rahman, a notamment souligné que de nombreux pays continuent de faire face à des obstacles structurels, à des contraintes de financement, à des niveaux d’endettement difficiles à soutenir et à une participation inégale aux mécanismes mondiaux de décision.

Le financement des pays en développement au centre des discussions

L’ONU reconnaît que les progrès accomplis depuis l’adoption de la Déclaration sur le droit au développement restent inégaux.

L’organisation souligne notamment l’existence d’un déficit persistant de financement du développement et les difficultés rencontrées par certains États pour investir suffisamment dans les services publics, les infrastructures et leur population.

Ces préoccupations rejoignent directement plusieurs des revendications présentées par des gouvernements africains à New York.

Une semaine déterminante pour la diplomatie africaine

Pour les délégations africaines présentes à New York, l’Assemblée générale représente donc bien davantage qu’une succession de discours.

Les discussions portent également sur la capacité du continent à obtenir davantage d’influence dans les institutions internationales, à mobiliser des financements pour son développement et à faire progresser les initiatives diplomatiques concernant les crises régionales.

Gux TV continuera de suivre les déclarations de l’Ouganda, du Rwanda, de la République démocratique du Congo et des autres délégations africaines à mesure que les textes officiels et comptes rendus des Nations Unies seront publiés.

Gux TV — Nations Unies | Afrique | International

Par James Guilloux